Alors que Google affirme publiquement que l’intégration de l’IA dans ses résultats de recherche ne pénalise pas les éditeurs, des documents issus du procès antitrust américain révèlent un discours bien plus alarmiste. Selon ces éléments, « le web ouvert est déjà en rapide déclin ». L’article de Matthieu Eugène met en lumière les contradictions entre la communication officielle de Google et la réalité économique et comportementale observée sur le marché de la recherche et de la publicité.
Enseignements clés
- Un double discours assumé par Google : En public, Google évoque une hausse de 45 % des pages indexées en deux ans et parle d’un web « florissant ». Devant la justice, l’entreprise affirme au contraire que le web ouvert est « en rapide déclin ».
- La publicité display sur le web ouvert s’effondre : La part du display sur le web ouvert serait passée de 40 % en 2019 à 11 % début 2025 (Search Engine Land), au profit de formats comme la CTV, le retail media et les dispositifs dopés à l’IA.
- Les aperçus IA font chuter les clics vers les sites éditeurs : Lorsque des résumés IA sont affichés, seuls 8 % des utilisateurs poursuivent vers un site et à peine 1 % cliquent sur les sources citées. La part des recherches sans clic est passée de 56 % à 69 % en un an (Similarweb).
- La performance organique se dégrade fortement : Les taux de clics des premières positions SEO auraient chuté de plus de 30 %, confirmant une érosion structurelle du trafic issu de Google.
- Les éditeurs restent sans visibilité réelle sur les données : Google affirme que les clics restent stables, mais ne publie aucun chiffre permettant d’isoler précisément l’impact des résultats IA, laissant les éditeurs face à une forte incertitude.
Source : https://www.blogdumoderateur.com/web-ouvert-decline-rapidement-google-ment/
Analyse Redwood
Ce débat dépasse largement la seule question de Google et vient marquer un basculement structurel : le moteur de recherche devient un moteur de réponse, piloté par des systèmes d’IA générative.
Dans ce nouveau paradigme, le SEO traditionnel ne suffit plus (mais importe toujours !). En effet, la visibilité ne se joue plus uniquement dans les pages de résultats, mais dans la capacité des marques et des entreprises à être sélectionnés, compris et cités par les IA conversationnelles comme ChatGPT, Gemini ou Perplexity.
C’est tout l’enjeu du GEO (Generative Engine Optimization), aussi appelé LLMO (Large Language Models Optimization).
Pour les dirigeants, l’enjeu est de sécuriser leur visibilité dans des environnements où le clic devient optionnel. L’objectif est alors de devenir une source de référence pour les moteurs d’IA générative en structurant des contenus exploitables par l’IA et en construisant une autorité sémantique et éditoriale durable.
L’agence Redwood accompagne les marques dans la mise en place de stratégies GEO / LLMO, afin de transformer leur expertise en présence réelle dans les réponses des IA.
Notre guide GEO / LLMO détaille les méthodes, leviers et bonnes pratiques pour adapter votre stratégie de contenu à cette nouvelle réalité.











