De plus en plus d’internautes se tournent vers ChatGPT, Perplexity ou Copilot pour obtenir des réponses. La question du SEO vs GEO devient donc centrale. Une étude européenne de Seeders souligne d’importantes divergences entre les logiques de référencement de Google et celles des IA conversationnelles. L’étude analyse la corrélation entre les performances SEO traditionnelles (trafic, mots-clés, autorité de domaine) et les citations des modèles d’IA. Les résultats mettent en lumière des dynamiques propres à chacune de ces deux approches.
Enseignements clés
- Être premier sur Google ne suffit plus : L’étude de Seeders démontre que la corrélation entre performances SEO traditionnelles et nombre de citations IA n’est pas automatique. Ces performances SEO regroupent le trafic, les mots-clés et l’autorité de domaine. Le cas de Doctolib le prouve : la marque compte 8,8 millions de visiteurs et un Domain Rating (DR) de 91. Pourtant, elle n’obtient que 163 citations dans les IA. Une domination sur Google ne garantit donc pas la visibilité dans ChatGPT.
- Les IA se nourrissent de contenu éditorial, pas de pages fonctionnelles : Les moteurs génératifs délaissent les pages utilitaires, comme la réservation d’un médecin chez Doctolib. Ils privilégient plutôt des ressources riches, textuelles, structurées et conversationnelles. Ce sont les guides d’achat approfondis, les tutoriels étape par étape, les comparatifs et les FAQ exhaustives qui comptent. Ces contenus constituent le « terreau sémantique » aspiré, digéré puis restitué par les LLM.
- Produire du contexte et du conseil crée un avantage décisif : ManoMano en est la démonstration. La marque fournit du contexte, des explications et des conseils plutôt que de simples fiches techniques transactionnelles. Elle a ainsi bâti un écosystème qui séduit à la fois les robots de Google et les LLM. Résultat : plus de 225 000 mots-clés organiques et plus de 10 000 citations IA. La marque domine ainsi son secteur sur le territoire français.
- Le marché français a ses propres règles à intégrer : En l’absence de l’AI Overview de Google dans l’Hexagone, ChatGPT concentre à lui seul 44 % des citations observées. Les entreprises françaises doivent donc tenir compte de cette spécificité. Aujourd’hui, la visibilité générative passe massivement par ChatGPT.
- L’avenir appartient à ceux qui articulent SEO et GEO : Le contraste ManoMano/Doctolib ne signe pas la mort du SEO mais révèle une scission des usages : Google reste roi de la requête transactionnelle, utilitaire et locale, tandis que les IA s’imposent sur la recherche exploratoire, le conseil et la pédagogie. L’enjeu n’est pas de choisir l’un ou l’autre, mais de réinvestir le champ éditorial pour redevenir des « créatrices de savoir ».
source : https://comarketing-news.fr/seo-vs-geo-etre-premier-sur-google-ne-garantit-pas-dexister-sur-chatgpt/
Analyse de Redwood
Ce que révèle l’étude Seeders, c’est une scission des usages que toute stratégie de contenu doit désormais intégrer. Google reste le roi de la requête transactionnelle, utilitaire et locale : réserver, acheter, localiser. Les IA, elles, s’imposent sur la recherche exploratoire, le conseil et la pédagogie : comprendre, comparer, décider. Le SEO capte l’intention d’action ; le GEO (Generative Engine Optimization) capte l’intention de réflexion. Opposer les deux serait une erreur d’analyse : ils se nourrissent de la même matière première, un contenu éditorial de fond, mais ils la récompensent sur des terrains différents.
C’est précisément là que le marketing de contenu change de statut. À l’ère des moteurs génératifs, le contenu cesse d’être un « plus » marketing pour devenir une infrastructure de visibilité. Ce que vous publiez ne sert plus seulement à convaincre un lecteur : c’est aussi le corpus que les modèles citeront, ou non, en réponse aux questions de vos clients. La bonne nouvelle, c’est qu’un contenu conçu pour être cité par une IA est presque toujours un contenu qui performe aussi en SEO. Les deux disciplines convergent autour d’une même exigence : la profondeur.
Notre recommandation :
Un bon classement Google ne suffit plus à vous rendre visible sur les IA génératives. Celles-ci privilégient les ressources qui apportent du contexte et de l’expertise, non vos pages produits. Misez sur un contenu de fond, structuré et pédagogique : c’est aujourd’hui le meilleur levier commun au référencement classique et à la visibilité générative.











